C’était un 1er Août …

Rappel pour un 1er Août :

Décès de Gaston III Phoebus (ou Fébus)

1331 à Mazères (Ariège) – 1er août 1391 à Orthez (Pyrénées-Atlantiques)

Ce seigneur fantasque et énergique règne dans les Pyrénées, sur le comté de Foix et le Béarn de 1343 à 1391. Il profite de la rivalité entre Valois et Plantagenêt, au début de la guerre de Cent Ans, pour étendre ses domaines vers l’Albigeois et la Bigorre, territoires à la souveraineté incertaine qu’il dispute au comte d’Armagnac et au duc de Berry.
Arrêté à Paris sur ordre du roi Jean II le Bon, il est libéré après le désastre de Poitiers et s’en va combattre en Prusse orientale aux côtés des chevaliers Teutoniques. Il revient à temps pour réprimer la Grande Jacquerie !
Gaston III se fait surnommer Phoebus ou Fébus (soleil en langue d’oc), sans doute en raison de sa chevelure blonde. Mécène, il cultive son image en dissimulant les mauvais côtés de sa personnalité (ainsi a-t-il tué de sa main son propre fils, dans un accès de colère, l’accusant à tort d’avoir tenté de l’empoisonner !).
Pour assurer sa notoriété, il écrit lui-même le Grand Livre de la Chasse, reflet de la passion qui lui coûta la vie : il meurt à 61 ans d’une crise cardiaque au cours d’une chasse à l’ours dans les Pyrénées. Le roi de France Henri IV compte parmi ses descendants…

Et aussi !!!

1er août 1936 : Hitler ouvre les Jeux de Berlin

Le 1er août 1936, à 16 heures, devant 120 000 spectateurs rassemblés dans le nouveau stade de Berlin, Adolf Hitler ouvre les XIe Jeux Olympiques modernes.
Cette spectaculaire démonstration de prestige du régime nazi, né seulement 3 ans plus tôt, sera immortalisée par la cinéaste Leni Riefenstahl, amie du dictateur, dans un film de propagande, Olympia (titre français : « Les dieux du stade »).
Une propagande rondement menée
Le ministre de la Propagande Josef Goebbels a fait en sorte d’offrir au monde entier l’image d’un pays prospère et d’un peuple heureux, pacifique et uni autour de ses dirigeants, histoire de faire oublier les premières lois antisémites promulguées l’année précédente et surtout le rétablissement du service militaire, la réoccupation de la Rhénanie et l’offre de services aux putschistes espagnols. Autant de signes prémonitoires du cataclysme à venir mais que l’opinion publique occidentale persiste à minorer.
Afin de faire bonne figure aux yeux des nations civilisées et de contourner les menaces de boycott du Comité olympique américain, les nazis ont admis les athlètes de toutes origines à concourir aux Jeux. Précisément, c’est à un jeune athlète noir américain de 23 ans, le très souriant et charismatique Jesse Owens que va revenir la place d’honneur aux Jeux avec quatre médailles d’or.
En tant que vainqueur, Jesse Owens est amené à saluer le Führer de loin et celui-ci lui rend son salut en agitant la main (une légende a posteriori voudra qu’il ait préféré quitter la tribune plutôt que lui serrer la main)…

Publié sur Hérodote.net

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