Commémoration de l’adoption de la convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants

On commémore aujourd’hui l’adoption de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants du 18 décembre 1990. Ce traité est-il un bon outil pour faire respecter les droits des migrants ? Pourquoi l’Union Européenne n’a-t-elle pas ratifié cette convention ?

Aucun pays membre de l’Union européenne n’a ratifié cette convention, entrée en vigueur en 2003…

C’est parait-il un des secrets les mieux gardés de l’ONU : la convention sur la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille. Elle date du 18 décembre 1990, et c’est justement elle que les Nations Unies commémorent en cette journée internationale des migrants. Le texte, très complet, pourrait (et devrait) avoir la même notoriété que, par exemple, la convention sur les droits de l’enfant. Il n’en est rien : rares sont ceux qui en ont déjà entendu parler.

C’est le cas en Europe. Et pour cause : aucun pays membre de l’Union européenne n’a ratifié cette convention, entrée en vigueur en 2003. Une absence étonnante, dans la mesure où l’Europe est en général plutôt volontariste lorsqu’il s’agit de revendiquer la défense des droits fondamentaux.

A l’époque de l’élaboration du texte, l’argument avancé était que les législations nationales et communautaire étaient déjà suffisamment protectrices pour ne pas avoir besoin d’en rajouter. Aujourd’hui, ce serait plutôt le contraire : les Européens, divisés sur les questions migratoires, ont tendance à renationaliser cette question, et, pour certains, à durcir leur politique.

’L’Europe doit-elle signer la convention de l’ONU sur les migrants ?’’

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Le Journal de 20h de TF1 du 23 novembre 1978 sur les travailleurs immigrés. (INA)

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